Le Conseil des Ministres du 29 juillet 2009 a validé le principe de la transformation de La Poste en Société Anonyme. En décembre dernier le Président de la République tranchait pour l'avenir en avançant sur la voix de la privatisation : « Ce sont les règles européennes, c'est pas moi qui les ai négociées, c'est ainsi » (18 décembre en visite dans les Vosges). Ce n'est pas lui qui a finalisé le traité de Lisbonne, Ce n'est pas plus sous sa présidence que la France les 1er et 2 octobre 2007 en Conseil Européen a conclu et accepté l'accord politique qui conduit à l'ouverture du marché postal. Et à la directive en ce sens du 8 novembre pas lui non plus !!!. Le texte de loi doit être présenté à l’Assemblée Nationale et au Sénat entre le 10 et le 15 octobre 2009.

 

Cette décision témoigne d’abord d’un acharnement aveugle et systématique contre les services publics. De telles politiques ont déjà été mises en oeuvre à EDF, GDF, France Télécom… Le gouvernement les applique aussi à la SNCF, en cassant notamment le fret, jetant les camions sur les routes au mépris de l’environnement et de la sécurité routière, dans l’Education nationale, en encourageant par exemple les établissements privés au mépris de la laïcité.

 

Dès les premières annonces, un élan unitaire a caractérisé l'action et les mobilisations des syndicats, des partis de Gauche et les associations d'usagers partout en France, pour la défense du service public postal, et pour le maintien de la Poste de proximité dans les quartiers populaires et dans les villages.  Puisque que le Président et le Gouvernement répondent par le silence à sa demande de consultation des français, le comité national contre la privatisation de la poste auquel participe le Parti de Gauche propose l'organisation d'un Référendum. Par ses militants, ses élus, le parti de Gauche s'est engagé dans cette bataille. Sur le terrain nous nous investissons contre les baisses d'effectifs, d'amplitude horaire d'ouverture des guichets et les fermetures de bureau de poste. Notre attachement au tarif unique du timbre, à l'accessibilité à un pole public bancaire, à la distribution de la presse et à l'aménagement guidé par l'intérêt général et non la rentabilité nous donne mandat pour agir. L'offensive de cet été du conseil des ministres l'exige.

 

Que cela signifie t-il concrètement pour le postier lambda ? Eh bien tout simplement cette privatisation qui ne porte pas son nom va entraîner des suppressions massives d’emplois (déjà 50 000 suppressions de postes sur le plan national entre 2002 et 2008), des réorganisations encore plus nombreuses qui vont aggraver nos conditions de travail (augmentation de la pénibilité et de la flexibilité, management par le stress, objectifs commerciaux démesurés, souffrance au travail de plus en plus prégnante…). Et on ne parlera pas de la qualité de service qui n’est plus –comme vous le savez- à l’ordre du jour depuis longtemps !

 

Le but étant d’ouvrir la porte aux actionnaires obnubilés principalement par la recherche du profit maximum et du rendement à court terme qui leur permet d’empocher le maximum de dividendes sur notre dos.

 

L'exemple de France Télécom n'est pas là pour nous rassurer. Les 58 % de fonctionnaires aujourd'hui dans l'établissement seront placés sous l'autorité du PDG. A France Télécom cela s'était traduit par le non remplacement de 4 départs à la retraite sur 5. En ce moment même, le gouvernement social-démocrate Britanique, qui met en œuvre un projet similaire, ne remplace plus 1 départ sur 3 à la Royal mail. Même M Thatcher n'avait  pas osé. En Suède avec cette même évolution de 1993 à 2003 ce sont 1800 bureaux de poste qui ont fermé sur 2200 et le prix du timbre a augmenté 90 % . Et cela n’a pas suffi : l’avidité des actionnaires privées est telle que La Poste suédoise a évité la banqueroute de justesse en 2003 !

 

Il faut faire échec à ce projet !

Tout cela ne doit pas se faire en catimini, dans l'ombre des couloirs de la Commission Européenne qui pousse chaque jour, un peu plus, au démantèlement des services publics et à la libéralisation de tous les secteurs d'activité. La Poste est à nous, il est temps  que le peuple s'en mêle . La Poste appartient à la nation. C'est à la nation de décider par une forte implication populaire et démocratique. Face à cette situation d’une extrême gravité, le Parti de Gauche  de la Marne sera présent aux côtés des postiers lors la grève nationale du 22 septembre 2009 qui, avec la votation citoyenne du 03 octobre 2009- sont les seules réponses à apporter face à l’intransigeance de nos dirigeants et du gouvernement qui veulent transformer La Poste en société anonyme contre l’avis des syndicats, des postières, des postiers et de la majorité de la population. La Poste est un bien commun de la patrie républicaine. C'est pourquoi  le Parti de Gauche  Marne lance aussi une campagne de soutien aux votes organisés le 3 octobre dans les communes. La poste est à nous, le 3 octobre votons.

 

Parce que le Parti de Gauche est un parti de gouvernement : sur cette question comme sur celles du service public de l'énergie , du service public de l'eau out la mise en place d'un pôle public bancaire nous annonçons la couleur. Les français sont prévenus. Un gouvernement de gauche devra rétablir  le service public postal.

 

Toutes et tous dans la rue sans exception pour montrer notre mécontentement et notre hostilité à ce projet qui nuit gravement à l’intérêt général.

 

Participons à la manifestation départementale prévue à Châlons en Champagne. Rassemblement à 10 heures Maison des syndicats, place Valmy

 

 

 

Samedi 19 septembre 2009
- Par B.M.
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